C'est le début, par ici.

|!| Jeunes talents (écriture, musique, dessin, photographie,...), si vous habitez dans la région de Nice, Auryan cherche à créer une association regroupant des jeunes talentueux. Pour la contacter, et avoir de plus amples renseignements : .
En espérant sincèrement que ce beau projet verra bel et bien le jour. |!|



Le principe de ce blog est assez simple : il regroupera des liens vers des blogs dont la créatrice ou le créateur possède un selon talent, à mon avis.
J'ajouterai un extrait de chaque blog pour vous donner un aperçu.

Attention, je ne suis pas du tout bonne critique en art pictural, ce blog regroupera donc les personnes rentrant dans la catégorie "litérature". Enfin, je n'aime pas vraiment cette expression. Disons pour les gens prenant du plaisir à écrire, tout simplement. Et n'écrivant pas en langage SMS. J'apprécie avec modération les hiéroglyphes. :)

Si vous pensez rentrer dans ces critères, n'hésitez pas à déposer votre adresse de blog sur cet article. Je visiterai tous les blogs dont les adresses seront déposées ici, et laisserai à chaque fois un commentaire pour signaler mon passage et vous indiquer si vous êtes retenu ou non.
J'ajouterai également les adresses que j'apprécie, en demandant à chaque fois l'autorisation de la créatrice ou du créateur.

Je précise que ce concept n'est pas mon idée, mais la sienne. Je le reprends avec son autorisation, ce n'est donc pas la peine de crier au plagiat. :)

Mes blogs habituels : ici et .

~> [ Allez donc faire un tour par ici. C'est un blog qui sert vraiment à quelque chose. :) Un vrai, comme on devrait en rencontrer plus souvent. Un début très prometteur, en tout cas.]

Bien à vous.

Je suis en train de lire entièrement r34ct, ça me semble en effet normal de consacrer un article à ce blog, mais ça risque de me prendre un bout de temps, vu la longueur...

# Posté le lundi 20 mars 2006 11:20

Modifié le dimanche 27 août 2006 14:45

Clélia.

" Et puis tu me rends malheureuse et j'aime ça, ça me donne une occasion de me plaindre. Fais-moi un gosse je veux qu'il ait tes yeux. Il en fera souffrir des filles comme son père. Moi j'attendrai tous les soirs que tu reviennes le ventre gonflé avec toute l'immaturité que je porte en moi. On se mentira avoir un enfant a 16 ans quelle idée ! Un enfant de l'amour ? Un enfant d'égoïsme pour combler le manque dans nos fichus coeurs ! Tu crois vraiment que devenir mère ça m'aiderait ? Je suis dingue je le resterai, il t'aimera pas pour moi laisse tomber. Et tu crois qu'il sentira le vide entre ses parents ? Tu crois qu'il verra les cicatrices de mes pleurs sur ton corps ? Et oui j'ai peur qu'un jour, avec un regard innocent ce putain de regard que tu as là maintenant il me dise. - dis maman tu aimes papa ? J'aime ton père comme je peux aimer tout court je lui répondrai. Il comprendra rien. Il sera né pour calmer la guerre. Puis cet enfant il servira à quoi ? Certains offrent des peluche nous on se fait des enfants ? Puéril. Et si les enfants c'était nous ? On s'aime pour l'instant mais tu me connais je suis capable de partir comme ça demain. Toi tu es capable de me blesser. Regarde il y a rien ! Rien comme quand il aura pris le peu d'amour qu'il nous restait on en nous avait déjà si peu laissé ... plus mon ventre grossira plus on se finira. Est ce que tu seras là pour me convaincre du contraire ? Est ce que tu seras là pour me faire grandir plus vite que lui ? Me faire comprendre que je porte ta vie, mais ta vie j'en veux pas ! Fallait pas me la refiler comme ça, j'en ai aussi peur que toi. Oui j'ai appris très tôt à perdre mon sang mais je n'ai jamais vraiment appris à perdre tout court. Fais moi un gosse en chuchotant je m'enfuis vers la sortie ... "

Le choix a plutôt été difficile, il y a plusieurs textes qui m'ont marquée. Mais j'ai finalement retenu celui-ci, car il m'émeut vraiment. Clélia, elle a des mots taillés à la cisaille à fil barbelé. On ne peut pas y rester insensible, elle a des mots qui restent dans les esprits.

# Posté le mardi 21 mars 2006 11:43

Ambigu.

" Je me fais du mal. Trop de mal. Et lui du haut de ses 18 ans, il me tend les couteaux que je m'enfonce un à un dans le bide. Il croit que je vais couper ma salade avec. Oui, c'est ça, sûrement. Alors il continue. S'il savait peut-être qu'il arrêterait. Ce jeune homme intriguant est à peine connu. Ses doigts pissent le sang à force de trop gratter sur sa guitare. Il en fout partout, même dans mes yeux qui commencent à pleurer rouge. S'il me voyait nager dans mes larmes, peut-être qu'il embrasserait chacune d'entre elles, pour les rendre belles. Et toutes ces filles autour de moi, qui pensent qu'un dîner aux chandelles pour la saint valentin est une grande preuve d'amour, me tiennent par les épaules, parce que je ne marche plus vraiment droit. Peut-être qu'elles ne se rendent même pas compte que si elles me lâchaient là, je ne retrouverais plus mes pas. Je tiens à peine debout, je vois mal comment je pourrais savoir où je suis. Je me coucherais sur le trottoir, à attendre une autre âme bienveillante pour me ramasser, à tuer le temps qui passe. Je devrais me balader avec des menottes, pour accrocher le garçon de mes rêves à mes poignets, s'il passe par là. Il paraît que c'est mieux à ses poignets qu'aux toilettes. Je m'arrache la peau du visage. La chair est mise à nue à place de la vérité, cette vérité imprenable, et pourtant évidente, pour une fois. Ma tête est si lourde qu'elle ne semble avoir qu'une envie, celle de s'écraser par terre. Le sol se dérobe sous mes pieds meurtris. Je me laisse tomber, me rendant compte bien trop tard qu'il n'existe même plus. C'est le vide. Je marchais au dessus du néant. "

Celle qui se demande si elle a sa place ici.
Alors là, vous me voyez prise de court. J'ignore les mots qui conviennent pour donner un aperçu des siens. Je reste sidérée. Essayons tout de même ; elle écrit avec des mots simples, ne cherche pas à parsemer ses textes de bouts inexplorés du dictionnaire, et j'aime beaucoup. Vraiment.

# Posté le vendredi 24 mars 2006 05:05

Poincarre.

" Alors je repartirais demain, sur mes pavés à trois francs sur les rues dégelées. Sur une route vers son palais plein de couleurs chaudes et chahutées. J'aurais rendez-vous avec le ministre, celui qui est beau, grand mais autrement. J'ai pas de rendez-vous avec la Reine, ni dans son bureau, ni dans son monde, ni dans ses affaires, pas de "rendez-vous-onze-heure-trente" avec celle que j'aime démeusurément. Adossée, le reste le cul entre deux chaises. À vrai dire ma Reine n'est souveraine que de ma valise rouge, de ma pompe, de mes vieux sentiments. Elle n'est pas celle des autres, elle est juste Louise. Quand elle s'étend en pleine cour, quand elle tape du pied, quand elle lâche accidentellement son tabac sur l'entre-sol. Sans couronne. Sans bijoux. Sans longs cheveux blonds. Elle est juste Louise, la peut-être plus que Reine. Mais je n'étais censé rien dire. J'avais tout écrit sur l'appui fenêtre du 3ème. "

Ce serait un euphémisme de dire que le choix de l'extrait a été difficile. Tous ses textes sont magnifiques, elle a une façon bien à elle d'écrire. C'est du jamais-vu-nulle-part. Elle sait tout aussi bien écrire de longs passages comme des phrases courtes et tout aussi magiques.
Et les illustrations ne sont fichtrement pas à négliger.

# Posté le vendredi 24 mars 2006 05:21

Allitération.

" Il est revenu aujourd'hui.
A la même heure.
Mais aujourd'hui, il ne m'a pas demandé de jonquilles.
Il m'a demandé des roses.

Je l'ai regardé l'air interloqué.
Et pour ne pas avoir à croiser son regard, je suis allée vers les pots.
Lui dans mon dos.
Je dis ' De quelles couleurs ? '
Rouge, très rouge.
Combien ?
Autant que possible.
Je les ai emballées dans un beau papier plastique.

Il m'a tendu un billet de 20 euro.
J'ai rendu sa monnaie.
Et il est parti ...

J'ai rangé le billet.
Je n'aurais rien remarqué, s'il n'avait pas eu cette tâche noire d'encre sur mon doigt.
J'ai repris le billet, et j'ai lu :

Ceci est un billet doux. Rejoignez moi, ou non, à 16h, dans le café qui fait le coin de cette rue. Si vous n'êtez pas là, je saurai que je n'ai pas été à la hauteur. "



J'ai découvert son blog tout à fait par hasard, et j'ai vraiment été surprise. Parce que c'est le genre d'écrits qui ne m'attire pas tellement, d'habitude. Mais là, j'sais pas.
J'accroche vraiment. J'aime beaucoup et c'est tout.


Lorsque j'ai écrit cet article, le blog était accessible à tous, et il n'y avait pas besoin de mot de passe. Il s'avère qu'il y en a maintenant un. Si cela perdure, j'effacerai cet article car je ne vois pas l'intérêt de mettre ici un blog qui n'est pas accessible.

# Posté le lundi 03 avril 2006 11:28

Modifié le mardi 18 avril 2006 15:16